Article à: Surveillance de masse
Non à l’initiative « Pas de Suisse à 10 millions », oui aux droits fondamentaux et aux droits humains
La raison d’être de Société Numérique repose sur les droits fondamentaux et les droits humains. Une acceptation de l’initiative « Pas de Suisse à 10 millions » le 14 juin affaiblirait massivement ces droits fondamentaux et humains en Suisse, car cette initiative exige de facto la dénonciation de la Convention européenne des droits de l’homme (CEDH). Ce n’est que grâce à la CEDH que nous pouvons obtenir, aux niveaux national et international, des décisions judiciaires faisant jurisprudence, par exemple contre la surveillance de la population. Nous dépendons donc du fait que toi ainsi qu’une majorité des personnes disposant du droit de vote rejetiez cette initiative dans les urnes.
La surveillance de masse exercée par le service de renseignement est impossible à concilier avec les droits fondamentaux
Le Tribunal administratif fédéral a reconnu, dans son arrêt du 19 novembre 2025, que l’exploration radio et l’exploration du réseau câblé par le service de renseignement violent les droits fondamentaux. Société Numérique montre, dans une analyse approfondie, quelles lacunes le tribunal a identifié et qu’il est, en pratique, impossible de concevoir cette surveillance de masse de manière conforme aux droits fondamentaux. L’analyse ne laisse place qu’à une seule conclusion : la Confédération doit mettre fin, dans les plus brefs délais et de manière complète, à l’exploration radio et à l’exploration du réseau câblé. La révision de la loi sur le renseignement, qui débute aujourd’hui au sein de la Commission de la politique de sécurité du Conseil national, en constitue l’occasion.
L’actualité du mois
Une alliance internationale met en garde contre l’extension de la conservation des données en Suisse
Dans une lettre ouverte publiée aujourd’hui, nous nous associons à une coalition internationale d’organisations de défense des droits humains et des droits numériques pour mettre en garde contre la révision prévue de l’Ordonnance sur la surveillance de la correspondance par poste et télécommunication : celle-ci menace d’étendre la conservation des données, de faire fuir les services respectueux de la vie privée et de mettre en péril la sécurité des communications ainsi que des droits fondamentaux essentiels en Suisse.
Les services secrets acceptent le jugement concernant l’exploration du réseau câblé – la surveillance continue pour l’instant
Le Service de renseignement de la Confédération (SRC) accepte le jugement sur l’exploration radio et l’exploration du réseau câblé, qui devient donc définitif. Le tribunal a déclaré que la surveillance de masse était contraire à la Constitution et à la CEDH, mais a accordé une période transitoire de cinq ans pendant laquelle elle peut continuer. La Confédération veut réviser la loi sur le renseignement pendant cette période. Nous suivrons cette révision de très près.
Encore plus de surveillance par les services secrets
Encore plus d’instruments de surveillance, encore plus de personnes surveillées : le Conseil fédéral veut contrôler encore davantage la population suisse. Cette extension renforcera le «chilling effect» dans la société, qui décourage les gens de s’engager dans la vie politique et citoyenne. Société Numérique critique cette évolution inquiétante, qui va à l’encontre d’une société libre et démocratique. Au lieu d’étendre les mesures de surveillance, il faut supprimer l’exploration du réseau câblé de la loi sur le renseignement et protéger efficacement les droits fondamentaux contre la collecte excessive de données par les services de renseignement.
L’actualité du mois
La surveillance des communications radio et câblées viole la Constitution fédérale et la Convention européenne des droits de l’homme
Les services secrets peuvent surveiller toutes les personnes en Suisse sans motif ni soupçon grâce à la surveillance des communications radio et câblées. Dans un arrêt historique, le Tribunal administratif fédéral a désormais établi que l’exploration des réseaux câblés et radio n’était ni conforme à la Constitution fédérale ni à la Convention européenne des droits de l’homme. Il s’agit d’une victoire importante pour la liberté et la vie privée sur Internet.








