Révision de la loi sur le renseignement

La surveillance de masse exercée par le service de renseignement est impossible à concilier avec les droits fondamentaux

La surveillance de masse exercée par le service de renseignement est impossible à concilier avec les droits fondamentaux

Le Tribunal administratif fédéral a reconnu, dans son arrêt du 19 novembre 2025, que l’exploration radio et l’exploration du réseau câblé par le service de renseignement violent les droits fondamentaux. Société Numérique montre, dans une analyse approfondie, quelles lacunes le tribunal a identifié et qu’il est, en pratique, impossible de concevoir cette surveillance de masse de manière conforme aux droits fondamentaux. L’analyse ne laisse place qu’à une seule conclusion : la Confédération doit mettre fin, dans les plus brefs délais et de manière complète, à l’exploration radio et à l’exploration du réseau câblé. La révision de la loi sur le renseignement, qui débute aujourd’hui au sein de la Commission de la politique de sécurité du Conseil national, en constitue l’occasion.

Pétition déposée

13 961 personnes exigent une protection efficace contre la fraude en ligne

13 961 personnes exigent une protection efficace contre la fraude en ligne

Des plateformes comme YouTube, Instagram ou TikTok engrangent des milliards grâce à des publicités frauduleuses. 13 961 personnes demandent désormais au Conseiller fédéral Albert Rösti d’agir contre ces pratiques. La Stiftung für Konsumentenschutz et Société Numérique ont remis aujourd’hui une pétition en ce sens. Avec les personnes signataires, elles exigent des règles claires, une meilleure protection et la fin de ce commerce générant des milliards.

Android va devenir une plateforme fermée

Menace sur Android: Google veut verrouiller nos téléphones

Menace sur Android: Google veut verrouiller nos téléphones

En verouillant l’accès aux applications, Google cherche à transformer Android, historiquement ouvert, en une plateforme sous contrôle strict, tout en renforçant encore davantage un pouvoir déjà excessif. Cette dérive met en péril le logiciel libre, les alternatives indépendantes et les libertés d’usage sur nos téléphones. Elle fait peser un risque sérieux sur nos services numériques et la souveraineté de la Suisse. Société Numérique lance une contre-offensive.

Loi fédérale sur les établissements financiers

Rendre possible les paiements numériques anonymes

Rendre possible les paiements numériques anonymes

Les gens doivent pouvoir payer sans renoncer à leur anonymat. Même en ligne. Société Numérique plaide pour que soient également autorisés les nouveaux modes de paiement respectueux de la vie privée des personnes. À l’avenir, il doit rester possible d’effectuer des paiements numériques anonymes sans que la population suisse soit contrainte de recourir à des modes de paiement étrangers.

Non à l’initiative contre la SSR

La liberté d’information a besoin d’une SSR forte

La liberté d’information a besoin d’une SSR forte

Société Numérique rejette l’initiative contre la SSR. Une SSR forte est essentielle : la liberté d’information est sous pression et les canaux de la SSR constituent des points d’ancrage avec une information fiable, équilibrée et librement accessible. Un démantèlement supplémentaire de la SSR signifierait aussi un recul de la diversité médiatique et de la démocratie, et, en fin de compte, un recul des libertés fondamentales.

Une pseudo-solution paternaliste

Contre-position à une interdiction des réseaux sociaux pour les jeunes de moins de 16 ans

Contre-position à une interdiction des réseaux sociaux pour les jeunes de moins de 16 ans

Une interdiction et tous les problèmes seraient résolus ? Les pays européens discutent d’une interdiction des réseaux sociaux pour les jeunes de moins de 16 ans, l’Australie vient de l’introduire. Aussi compréhensible que soit le souhait de protéger les jeunes, une interdiction constitue une pseudo-solution paternaliste qui détourne l’attention de mesures réellement efficaces. La protection et l’autodétermination ne naissent pas de l’exclusion, mais de la participation, des compétences – et de la responsabilisation des plateformes de réseaux sociaux.

Cinq revendications pour une réglementation efficace des plateformes

Finissons-en avec l’impuissance

Finissons-en avec l'impuissance

Le projet de loi sur les plateformes de communication et les moteurs de recherche (LPCom) est une étape importante, mais elle ne suffit pas. Société Numérique, AlgorithmWatch CH, la Stiftung für Konsumentenschutz et Opendata.ch exigent des améliorations substantielles. L’objectif est une réglementation qui protège efficacement les droits fondamentaux, l’autodétermination et la sphère publique démocratique, au lieu de renforcer la logique de l’économie du clic.

Un revers considérable pour la société libre et démocratique

Encore plus de surveillance par les services secrets

Encore plus de surveillance par les services secrets

Encore plus d’instruments de surveillance, encore plus de personnes surveillées : le Conseil fédéral veut contrôler encore davantage la population suisse. Cette extension renforcera le «chilling effect» dans la société, qui décourage les gens de s’engager dans la vie politique et citoyenne. Société Numérique critique cette évolution inquiétante, qui va à l’encontre d’une société libre et démocratique. Au lieu d’étendre les mesures de surveillance, il faut supprimer l’exploration du réseau câblé de la loi sur le renseignement et protéger efficacement les droits fondamentaux contre la collecte excessive de données par les services de renseignement.