Article de: Kire
Erik Schönenberger est informaticien. Il est directeur de Société Numérique et a contribué à l' initier. Les dix années précédentes, il s'est occupé de sécurité informatique. Il s'intéresse aux zones de tensions entre la technologie, société et droit. (PGP-Key)
Une alliance internationale met en garde contre l’extension de la conservation des données en Suisse
Dans une lettre ouverte publiée aujourd’hui, nous nous associons à une coalition internationale d’organisations de défense des droits humains et des droits numériques pour mettre en garde contre la révision prévue de l’Ordonnance sur la surveillance de la correspondance par poste et télécommunication : celle-ci menace d’étendre la conservation des données, de faire fuir les services respectueux de la vie privée et de mettre en péril la sécurité des communications ainsi que des droits fondamentaux essentiels en Suisse.
Le Conseil fédéral risque de perdre la confiance de la population
Le Conseil fédéral souhaite remplacer le dossier électronique du patient (DEP), qui a échoué, par un nouveau dossier électronique de santé (DES) – créé automatiquement pour tous, centralisé au niveau fédéral et sans véritable caractère facultatif. Société numérique est favorable à la numérisation dans le secteur de la santé, mais rejette résolument le nouveau projet. La Confédération ne crée pas de valeur ajoutée ni de confiance pour les citoyens, mais met en place une infrastructure risquée présentant un énorme potentiel d’abus.
L’actualité du mois
Chaque mois, une info sur l’actualité politique du monde numérique et sur les activités de l’association Société Numérique. En juillet: La Confédération doit s’engager résolument et à l’échelle nationale pour le déploiement du haut débit, le Conseil Fédéral veut étendre massivement l’État de surveillance : signe dès maintenant la pétition, « Jeunesse hacke » : recherche mentor·e·s et bénévoles, fête d’été, à noter dans ton agenda, les Midis du Net
Société Numérique lance le Concept pour la Protection des Données 2.0
Société Numérique publie aujourd’hui son Concept pour la Protection des Données 2.0 et pose ainsi à nouveau les jalons d’une protection des données moderne et efficace. Cette version actualisée poursuit l’approche pionnière consistant à retirer la protection des données de la responsabilité des personnes concernées et à définir au lieu de cela un cadre clair pour les entités traitant les données.
Pétition « La démocratie plutôt qu’un État de surveillance ! »
Collecte électronique de signatures : la société civile doit impérativement être impliquée
Une récente évaluation de la télévison alémanique SRF montre que la part de services professionnels impliqués dans la collecte de signatures pour des initiatives et des référendums est plus importante que ce que l’on savait jusqu’à présent. Parallèlement, un test pratique démontre comment des signatures pourraient être falsifiées en masse à l’aide d’une table traçante. L’introduction de la collecte électronique de signatures appelée aussi e-collecting offre la possibilité de recueillir des signatures de manière sûre et fiable. Il faut toutefois respecter impérativement les exigences en matière de protection des données, d’économie des données, de transparence ainsi que le caractère volontaire.
Rapport annuel 2024 de Société Numérique
Une Charte pour les droits fondamentaux numériques
Société Numérique est une association à but non lucratif et largement soutenue pour la protection des citoyennes et des consommateurs à l’ère numérique. En tant qu’organisation de la société civile, nous nous engageons pour une politique publique durable, démocratique et libre. Notre activité s’oriente sur les droits humains en général, et nous les revendiquons pour le monde numérique. Nous avons rédigé une charte à cet effet.
«Le Tribunal administratif fédéral doit examiner la situation plus en détail, se faire une idée indépendante et mettre fin à la surveillance de masse»
Toutes les personnes en Suisse peuvent être surveillées par les services de renseignement sans motif ni soupçon grâce à la soi-disant «exploration du réseau câblé». Société Numérique s’oppose à cette forme de surveillance de masse par voie judiciaire. Dans le cadre de l’exploration du réseau câblé, les communications entre la Suisse et d’autres pays sont examinées à l’aide de mots-clés secrets. Dans la procédure en cours devant le Tribunal administratif fédéral, les services de renseignement minimisent toutefois leur surveillance de masse et tentent de garder secrète leur pratique correspondante. Néanmoins, dans sa prise de position du 26 juin 2024, Société Numérique a pu prouver que des fibres optiques purement indigènes sont également surveillées par les services de renseignement.









